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L’individu entre valeurs et morale III : l’hérésie et le d’où tu parles. En guise d’adieu…
Voici la conclusion de la série de posts consacrés à la morale et aux valeurs. Le premier avait pour objet d’opposer le relativisme des valeurs à l’unicité absolue de la morale. Le deuxième avait tenté de cerner la manière dont le relativisme des valeurs issu du progressisme et de la gauche était systématiquement trahi par celle-ci, par l’absolutisation hypermorale des valeurs défendues. Au fond, à peine le relativisme est-il institué que celui-ci oublie aussitôt que les valeurs qu’il promeut sont elles-mêmes relatives et cela constitue un phénomène plus que surprenant, menant à la gauche morale, ou divine, si bien analysée par Baudrillard, Finkielkraut, etc. Il ne s’agissait donc en rien de refuser le relativisme des valeurs ni de poser la supériorité la morale, mais bien plutôt de décrire la manière par laquelle la gauche s’était engouffrée dans une contradiction monumentale, comme si la morale absolue constituait le surmoi inavouable du progressisme relativiste.
Pour conclure, j’aborderai un point qui, très certainement, a constitué le fil directeur de l’ensemble des articles de ce blog, à savoir la question de l’Inquisition et du lieu du discours. J’ai souvent, ici, comparé les mécanismes de l’Inquisition au terrorisme intellectuel que faisait peser sur le débat une certaine forme de progressisme, et, parlant de la gauche morale dans un post récent, j’écrivais ceci : « elle est la Sainte Inquisition qui n’a pas à répondre des excès de zèle de certains Inquisiteurs particulièrement vertueux. »
Pourquoi l’Inquisition me semble-t-elle être une comparaison pertinente ? Parce que l’inquisition constitue un phénomène de substitution de la recherche d’un lieu de discours à la recherche de la vérité ; il s’agit, en effet, d’identifier la nature d’un discours, c’est-à-dire déterminer s’il est hérétique ou orthodoxe, vis-à-vis de dogmes infaillibles. L’Inquisition, c’est ainsi la substitution de la recherche d’une caractérisation de la nature du discours sans que ne soit cherchée la possibilité qu’un discours hérétique soit vrai. De ce fait, cela permet de discréditer un discours à partir non pas de ses erreurs, mais de son inadéquation à la doxa ; il me semble que ce à quoi nous assistons aujourd’hui relève exactement de ce phénomène : nous ne cherchons plus à creuser la vérité du discours, nous en cherchons la nature. Beaucoup croient triompher en qualifiant un discours de « réactionnaire », de « gauchiste », de « libéral », de « pervers » ou que sais-je encore, comme si ces qualifications, en soi hérétiques, revenaient à en disqualifier la pertinence ; la caractérisation du discours évacue son examen critique et rationnel, du point de vue de la vérité de ses énoncés. Hélas, mille fois hélas, cette manie que je trouve plus que détestable, est loin, bien loin, d’être l’apanage d’un petit nombre ; elle est au contraire l’arme la plus répandue, à droite, à gauche, chez les catholiques, les musulmans, comme chez les athées.
Combien de fois en effet a-t-on entendu que la nécessaire baisse des impôts constituait le « bon discours de droite libéral », comme si cette caractérisation suffisait à ruiner la pertinence du propos ? Combien de fois les libéraux ont-ils fait taire les critiques du capitalisme financier en qualifiant de « délires gauchistes » les critiques à l’encontre de la marche contemporaine de l’économie mondiale ? Combien de fois des catholiques, fort zélés il est vrai, ont-ils, devant certaines difficultés évidentes du Christianisme, cherché à disqualifier leur interlocuteur en le traitant d’athée, ou en lui refusant le droit à la parole sous prétexte qu’il n’avait pas reçu la « grâce de la foi » ? Non seulement ces réactions m’ont toujours semblé être une très grave atteinte à la recherche de la vérité, mais de surcroît, cela marque la mort de l’intersubjectivité : refuser des lieux de discours dissemblables au sien, ce n’est rien d’autre que refuser le débat, à moins de ne débattre qu’avec des individus dont les convictions sont déjà partagées. La tentation du « d’où tu parles », l’identification du lieu de discours, voilà ce qui, à mes yeux, rend l’essentiel des débats rationnels impossibles car cela revient à déclarer une ou plusieurs positions abominables, cela revient à déclarer illégitimes certains lieux de discours, et à ne finalement retenir que le morcellement des natures de discours, au détriment d’un monde commun intersubjectif où chacun des sujets serait lié par une commune passion de la vérité. J’en profite pour rendre hommage à Tatianus qui, quoique ne partageant pas les idées de ce blog, a toujours discuté rationnellement de la vérité des opinions proposées, sans chercher à les discréditer par leur supposée nature.
Hélas, cette tyrannie du d’où tu parles qui, je le répète, constitue le fil directeur de ce blog, se meut bien souvent en attaques ad hominem. L’hérésie, on le sait, est une identification de la nature du discours, elle ne concerne jamais la personne. En cela, au moins était sauvée l’objectivité du propos à laquelle seule l’Inquisition s’intéressait ; seulement, dès lors que la vérité n’est plus la préoccupation principale et cède la place à une recherche de caractérisation discursive, la tentation est grande de glisser vers la caractérisation de celui qui tient ce discours ; c’est exactement le danger que pointe Pascal dans la célèbre Troisième Provinciale, dans sa défense du Grand Arnauld. Celui-ci, selon Pascal, loin d’être attaqué pour la nature supposée hérétique de ses propos, devient lui-même la cible des attaques, comme si naissait une hérésie d’une nouvelle espèce. « Ce ne sont pas, écrit Pascal, les sentiments de M. Arnauld qui sont hérétiques ; ce n’est que sa personne. C’est une hérésie personnelle. Il n’est pas hérétique pour ce qu’il a dit ou écrit, mais seulement pour ce qu’il est M. Arnauld. »[1] On pressent aisément combien la substitution d’une caractérisation du discours à la recherche de la vérité appelle ce genre de dérapages ; si le discours est abominable, pourquoi ne pas considérer que celui qui le tient est, lui aussi, abominable ? Si un discours est jugé réactionnaire, par exemple, et si la réaction est une abomination, pourquoi ne pas considérer que celui qui le tient est un abominable réactionnaire dont rien de bon ne peut sortir ? Je crois que cette dérive est tout à fait caractéristique – et non pas exclusive – de notre époque, où certains individus sont décrétés ad vitam aeternam bannis de la sphère publique, condamnés à l’abomination, quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent. Le sujet n’est plus un sujet libre dont chacun des actes mérite l’attention, mais il est au contraire enfermé dans l’essence de son abomination, figé à jamais dans le rejet, quand bien même chercherait-il la vérité.
Le sujet n’est plus, autrement dit, la source d’une possible surprise, la source d’une possible évolution ; il est à jamais éternisé dans le rejet, qualifié de façon infamante, fût-ce à partir d’un fait mineur. C’est ce que Kundera dans la Plaisanterie avait si excellemment décrit, à savoir cette plaisanterie anodine qui, dans un régime fondé sur la recherche de l’hérésie bourgeoise, se voyait à jamais banni de la sphère publique. C’est également ce que Raymond Aron avait si bien décrit dans ses relations avec Sartre, à partir de 1947. « Sartre était un moraliste. Il ne pouvait pas admettre que mes prises de position, peut-être erronées, ne fussent pas coupables. »[2]
Certes, cela n’est en rien une tare contemporaine, Pascal pointe déjà cette détestable méthode, mais je crains que cette facilité ne soit néanmoins la forme dominante du débat contemporain ; le débat n’est plus, il ne s’agit plus de penser le vrai, il s’agit, particulièrement lorsqu’on est en difficulté, de stigmatiser l’adversaire. Rien de plus enfantin que ce geste consistant, d’une certaine manière, à réactiver la vieille formule : « c’est celui qui le dit qui l’est. » Rien n’est plus bête et plus lâche que cette pseudo défense, masquant tant bien que mal l’incapacité de justifier ses propres propos par le voile d’une débauche d’insultes ad hominem, aussi vulgaires que médiocres. Rien de plus méprisable, également, du point de vue du débat véritable.
Je ne cache pas que cette réaction épidermique qui est la mienne à cette tyrannie du d’où tu parles provient également de discussions que j’ai pu avoir avec certains catholiques dont les méthodes de réduction au silence étaient exactement les mêmes que celles des cercles les plus gauchisants de l’Ecole Normale – ou, c’est identique, de l’école heideggérienne. J’ai appris dans ces cercles à détester, à haïr peut-être même, la Croyance, non pas religieuse, mais la Croyance comme Certitude. La Certitude des chrétiens qui, lorsqu’ils discutent avec vous, ne vous considèrent pas comme un interlocuteur, mais vous tolèrent, avant de vous respecter le jour où, d’aventure, ils vous auront converti à leurs propres certitudes. La Certitude des progressistes qui croient avoir avec eux le sens de l’Histoire. La Certitude des Réactionnaires qui se croient tellement purs dans leur condamnation du monde, et leur retrait hautain et altier vis-à-vis de ce monde avec lequel ils ne se compromettent pas. La Certitude de cette Gauche qui croit avoir compris le mécanisme du monde à partir de sa condamnation morale, comme si une qualification morale revenait à pondre un principe d’intelligibilité. Bref, cette Certitude qui place ceux qui en sont dotés sur un piédestal qu’ils se sont eux-mêmes construit et à partir duquel ils se permettent de juger et de délivrer des certificats de pureté et d’orthodoxie, voilà ce contre quoi j’ai toujours essayé de lutter.
Il n’est probablement pas possible de se débarrasser de toutes ses croyances, et certainement suis-je encore prisonnier de ma croyance en la grammaire, en la liberté, en la raison également ; mais j’ai toujours essayé dans les différents posts de ce blog, de ne pas figer mes opinions, et probablement les plus anciens des lecteurs auront-ils perçu une évolution sensible, sur l’Europe, notamment, ou sur l’idée de droite et de gauche ; je me garde, le plus possible et dans la mesure de l’identification de mes propres réflexes inconscients, de penser par essence ; je cherche à ne pas figer, à ne pas avoir une pensée « de droite » car je ne crois pas qu’il y ait une essence de la droite ; à mes yeux, ce que les purs appellent « la » droite n’est rien d’autre que l’ensemble des successions historiques qui ont vu différents partis se réclamer de la droite, et je cherche chaque jour à faire mien, avec toutes les difficultés que cela implique, ce précepte de Raymond Aron : « Avoir des opinions politiques, ce n’est pas avoir une fois pour toutes une idéologie, c’est prendre des décisions justes dans des circonstances qui changent. »[3] Je crois, de plus en plus, que la politique contemporaine doit être guidée par le réel et par les faits ; ce que beaucoup regrettent dans la défaite du politique et dans sa disparition peut au contraire être interprété comme la salutaire fin des idéologies et le triomphe du réel, le triomphe de la « circonstance » comme le dit si bien Aron, circonstance à laquelle le principe politique n’a pas toujours de réponses et à laquelle il doit donc se plier. Je crois que ce n’est pas un hasard si ceux qui pleurent la fin du politique sont aussi ceux qui ont une vision paroxystique du politique, presque totalitaire, que l’on songe à Debray à gauche ou à tous ceux qui, à droite, aiment à se référer à Maurras pour rappeler combien le principe politique doit être sauvegardé ; il me semble qu’il faudrait examiner rationnellement cette croyance dans le politique, ce « fétichisme du politique », et se demander sur quelle base rationnelle il repose.
De là probablement le caractère déroutant d’un soutien que d’aucuns ont trouvé trop appuyé à Sarkozy, celui-ci me semblant ouvrir depuis son élection quelque chose de nouveau, d’inédit, d’excitant même dans les relations droite / gauche, et plus généralement dans le rôle du politique au sein de la cité. Rien ne m’a plus amusé, d’ailleurs, que les progressistes patentés, balancer des « on n’a jamais vu ça ! » horrifiés devant le style sarkozyste, comme s’ils se convertissaient soudainement à la Tradition et à la légitimation par le passé. En consacrant un post à la vulgarité de Sarkozy, j’ai moins nié son côté parvenu que tenté de déceler les contradictions énormes de cette critique produite par la gauche ; cette démarche me semble illustrer quelque chose que j’ai souvent fait, et qui a souvent été mal compris, en raison du manichéisme inhérent aux réflexes contemporains. J’ai beaucoup moins voulu exprimer une opinion personnelle que tenté de montrer l’incohérence ou l’inanité des critiques à l’encontre de Sarkozy auxquelles nous étions accoutumés. Non pas que Sarkozy ne fût pas réfutable, mais bien plutôt que les critiques les plus entendues étaient à la fois les plus fausses et les moins rationnelles. Hélas, pour les progressistes ou les purs, ne pas s’engouffrer tête baissée dans la critique caricaturale revenait à prendre la défense du monstre, et cela me valut de nombreuses insultes, de nombreux procès en sarkozysme, particulièrement lors de la campagne présidentielle. J’ai toujours essayé de me compromettre avec ce que le réel offrait, en refusant systématiquement de faire appel aux Grands Principes, au désengagement altier et surplombant de la sentence pédante ; je ne suis pas certain d’y être toujours parvenu, hélas.
Quoi qu’il en soit, c’est pour ces raisons, c’est-à-dire en raison de mon refus du désengagement hors du monde et de la réalité – que je suis favorable à la discrimination positive, favorable même à une certaine forme de communautarisme, car il me semble illusoire, pour ne pas dire très profondément absurde – au sens d’illogique – de dire pendant des années que la présence d’immigrés et de musulmans remet en cause le socle national unitaire sans en tirer les conséquences qui s’imposent, c’est-à-dire continuer à proposer des remèdes qui nieraient le constat ou qui n’en tiendraient pas compte ; si la présence d’une forte communauté étrangère remet en cause l’unité nationale alors cherchons à être cohérents, et ayons le courage de nous demander ce que signifie encore la Nation quand le peuple qui la compose n’est plus homogène, et ne le sera plus jamais. Ce que je n’ai jamais compris chez mes amis de droite opposés à la discrimination positive, c’est qu’ils admettent naturellement le constat d’une présence massive d’immigrés remettant en cause l’unité nationale mais lorsqu’il s’agit de savoir quoi faire, ils font systématiquement comme si l’unité nationale n’était pas remise en cause par le constat qu’ils venaient de faire ; étrange. La réalité du peuple français, aujourd’hui, c’est l’immigration et le métissage ; plus de la moitié des mariages célébrés à Paris sont des mariages métissés. C’est cela la réalité, c’est cela la « circonstance » dont parle Aron, et je crois que c’est cela qui doit constituer la base d’une vraie réflexion politique. « Le peuple n’a pas à se transformer » dit le réactionnaire ; « mais il se transforme » dit la réalité. « C’est abominable ! » conclut le réactionnaire en se retranchant dans un rejet du monde qu’il veut noble…
Ce long exposé sur ce que j’ai tenté de défendre tout au cours de ce blog tient au fait que ledit blog prend fin avec ce post. Je n’ai plus l’envie, plus le cœur, plus le temps de le nourrir, et je crois, de toute façon, que toute nouvelle page serait une redite. J’ai fait, grâce à ce blog, de merveilleuses rencontres, l’homme sans qualités (Darling !), Artemus (dont je ne louerai jamais suffisamment la générosité), carnets baroques (Petit chat), Systar, Haliotoïde (Dieu !), Raph (Raphounette), Tatianus (Le meilleur d’entre nous), Restif, Post Scriptum, qui sont devenus de vrais amis, et grâce auxquels d’autres rencontres ont été possibles, ce dont je suis très heureux. Ce fut aussi l’occasion de lire des blogs que j’admire, parce que la liberté et l’humour y sont non négociables : Môssieur Resse, Jusmurmurandi, Odanel et j’ai bien envie de citer à nouveau Haliotoïde, homme (et coquillage !) libre s’il en est ! Optimum pour la qualité de ses analyses économiques, ou Polydamas pour l’originalité de sa conciliation du catholicisme et du libéralisme m’ont beaucoup appris. J’ai beaucoup appris également de bien des lecteurs, Dom, Robert Marchenoir, Sans Importance, Claude, M. Goux, Wilo, LCTJ, et tous ceux que j’oublie mais que je remercie très sincèrement.
D’autres blogs, plus rares, m’ont considérablement déçu, précisément parce que, sous couvert de lutter contre le « politiquement correct » lui-même absolutisé en essence, ils réactivaient de façon aussi névrotique la tyrannie du d’où tu parles qu’ils condamnaient dans ce qu’ils croyaient être le « politiquement correct », sans voir que le « politiquement correct » n’était que purement formel, et consistait à imposer une certitude là où le débat et la réflexion eussent été souhaitables : ainsi l’immigration, ainsi le féminisme, ainsi la délinquance ; ce n’est pas tant le fait que certains proposent des solutions à ces problèmes qui heurtent le politiquement correct, mais bien plutôt le fait que justement certains y voient des problèmes et rendent problématiques l’immigration de masse ou la délinquance, alors qu’il serait de bon ton de n’y voir qu’une « chance » ou un « fantasme », c’est-à-dire qu’il faudrait avoir une certitude définitive sur des phénomènes pourtant hautement problématiques : le politiquement correct à mes yeux revient plus à honnir la problématisation de certains thèmes qu’à bannir leur solution ; on interdit de voir dans certains phénomènes un problème méritant réflexion et on préfère ainsi taxer ceux qui persistent à penser ces phénomènes comme des problèmes de toutes les tares possibles, du racisme à la folie, en passant par une gamme de petits plaisirs que le connaisseur appréciera. Hélas, il est probable que les adversaires du politiquement correct en tant que tel reproduisent exactement le même schéma, ne serait-ce que dans l’interdiction qu’ils jettent sur le caractère problématique du « politiquement correct » ou sur la certitude dont ils font preuve sur des présupposés plus que discutables. Bref, ceux qui ont bâti leur « pensée » en opposition au politiquement correct n’ont bien souvent fait que transposer dans ce phénomène formel et relatif leur propre radicalité afin de retrouver en lui ce qu’ils y avaient eux-mêmes introduit.
Alors, pour clore définitivement la vanité de ce blog, tout blog d’opinion consistant du reste à croire que sa propre opinion est susceptible d’apporter quelque chose, geste d’orgueil s’il en est, je conclurai par une citation de celui que les meilleurs révèrent ici, à savoir Achille Talon dont la voix jettera un voile définitif sur cette entreprise, en en montrant toute la vanité, dans le double sens du terme : « Or, sachez-le, dans ce gigantesque concert global qui couvre le moindre recoin de la planète, j’estime que la voix d’Achille Talon a un rôle à jouer ! Il est temps ! J’ai décidé de la faire résonner fièrement aux oreilles des populations les plus reculées, et ce jusqu’aux antipodes ! »[4]
PS : Quand je vois le thème du salon du Livre 2008 et que je me dis que je dois arrêter ce blog, j’en suis malade…
[1] Blaise Pascal, Troisième Provinciale, in Œuvres complètes, Edition Lafuma, p. 382
[2] Raymond Aron, Le spectateur engagé, Julliard, 1981, p. 171
[3] Ibid. p. 180
[4] Achille Talon a la main verte, Dargaud, 1998, p. 38





Plus rien du tout sur quoi que ce soit??? Horresco referens!
Non, ce doit être un cauchemar. Je veux me réveiller, et que tout soit comme avant. Reviens, Gai Luron reviens!!!
Toujours aussi pertinent Gai Luron.
Une remarque ceci-dit sur la discrimination positive (affirmative action), on peut aussi s’y opposer car dans les faits ça n’influe en rien, voir systématiquement du mauvais côté. Enfin la situation de la France n’est pas celle des USA. La France ne souffre pas d’un racisme généralisé mais d’une économie faiblarde, des diplômes en chute libre et des conditions d’embauches pénibles où plus aucun risque ne peut être pris. Autre époque, autre problème.
Néanmoins vous signez la fin de ce blog sur un très bon article, les citations d’Aron sont par ailleurs fort bien choisie.
Et quel est le thème de votre billet de demain cher ami ?
Très beau post. Ne serait-ce que parce que j’y apparais en bonne position
Peut-être sa lecture dissipera-t-elle quelques malentendus avec certains.
Je prévois quand même que le rapprochement entre immigrés et musulmans fera grincer quelques dents.
Et à ce propos, une avant-dernière question : tu parles d’une remise en cause du socle national unitaire. Cela suppose qu’il ait existé. Or cela a-t-il jamais le cas ? Indépendamment de la question de son caractère bénéfique ou néfaste, il me semble que le métissage a toujours existé. Pour poser sa dernière mouture comme problématique, ne faut-il pas en fin de compte postuler que les derniers immigrés sont inassimilables ?
Enfin, dire que » la politique contemporaine doit être guidée par le réel et par les faits » ( je passe scandaleusement sous silence le verbe croire ), n’est-ce pas aussi en un sens une idéologie ?
Je n’aurai plus qu’un mot : hop !
Ah merde. Je commençais à m’habituer. Je sais bien qu’un blog est par nature éphémère, mais les blogs intelligents, c’est rare.
Je suis passé tout à l’heure devant Delaveine. C’est effectivement sinistre. Pas cher, cela dit. Mais sinistre. D’ailleurs tout le coin devient sinistre, surtout la nuit.
Eh bien, que dire? Bonne chance, et merci. J’espère que les archives resteront en ligne…
Un triste jour pour le monde …
Je reviens pour un commentaie d’au revoir un peu plus tard.
Cher Jus, croyez moi, la fin de ce blog est bien moins grave que ne le serait la fin du vôtre !
Ash : oui mais justement, si on ne peut pas comparer les EU et la France, peut-être peut on imaginer que les effets d’une supposée discrimination positive en France seraient aussi différents.
Enfin évidemment, sur ce point, je ne puis que spéculer totalement !
Merci pour votre commentaire!
–> Artemus : j’ose espérer que je serai plus cohérent que vous, sur ce point, cher ami généreux.
Cher Tatianus : j’avais justement pris soin de dire « la présence d’immigrés et de musulmans », le « et » ayant pour fonction – purement rhétorique, je le concède – de distinguer les immigrés des musulmans.
Sur la question de l’assimilation des derniers immigrés, je crois en effet que se joue quelque chose de problématique d’où le fait que je pense que le communautarisme est inévitable ; est-ce un mal ? Je n’en sais rien.
Je salue ce « hop ! » tout à fait talonesque, qui me ravit !
–> Robert : oui, les archives restent en ligne. Heureux de vous avoir donné envie de vous balader du côté de Delaveine… Merci pour tout, pour tous vos commentaires.
GL
A bientôt cher Halio
presqueriensurpresquetout said:
L’affirmative action a plutôt eu un bon impact sur les USA précisément car le problème n’était pas d’ordre économique.
En france ça n’a strictement aucun sens, si ce n’est de rajouter une couche de moraline et de « respectabilité ».
C’est avec une immense émotion que je salue la mémoire de Gai Luron, un canidé hors du commun, parti trop tôt…. mais avec un peu de chance, on le retrouvera après une interruption momentanée des programmes.
Sniff…Ca fait un peu « je me retire de la vie du siècle »
–> Ash ; excusez-moi, je vous avais mal lu, je croyais que les « faits » dont vous parliez évoquaient les Etats-Unis.
Amie (en berne), c’est avec une immense émotion que je prends connaissance de ce message qui va droit à mon coeur de canidé, dont on n’imagine pas la sensibilité.
–> Fabrice : et pourtant c’est le trop plein de vie du siècle qui m’impose d’arrêter ce blog…
Et bien gai luron, laissez moi vous remercier pour vos notes passées toujours émulatrices, souces parfois d’échanges vifs quoique toujours courtois. Je prenais plaisir à lire vos billets et je me demande ce que je vais bien pouvoir faire au boulot à présent. Vais je en être réduit à lire Artemus ? A moins que je ne décide d’assurer l’administration du blog de Clémentine Autain afin que les sociaux traîtres qui y postent des commentaires à longueur de journées s’épuisent. Je regrette également de ne pouvoir saluer « naissance de la world music » qui prenait bien trop au sérieux vos contributions (mais, soyons honnête, il vous est arrivé de vous prendre au sérieux aussi, surtout lorsque vous parliez de Federer).
Bien le bonjour donc, et à bientôt évidemment.
Et j’ai oublié Rollmops ! diantre ! qui va me faire rire à présent ???
Je n’avais pas vraiment fais attention au titre de l’article. Sa lecture me donnait l’impression d’une grande synthèse de tout ce qui avait été dit ici. Tout cela sonnait comme un adieu. Et c’est un adieu.
C’est bien triste. Mais un blog qui a presque deux ans d’existence d’une telle qualité c’est rare. Aussi, ne nous plaignons pas.Je n’avais pas vraiment fais attention au titre de l’article. Sa lecture me donnait l’impression d’une grande synthèse de tout ce qui avait été dit ici. Tout cela sonnait comme un adieu. Et c’est un adieu.
C’est bien triste. Mais un blog qui a presque deux ans d’existence d’une telle qualité c’est rare. Ne nous plaignons pas !
Un petit conseil tout de même : laisse ce blog ouvert, tu seras peut-être heureux de le reprendre dans quelques temps
Au revoir Gai Lulu ! (mais qu’en est-il de Coincoin ?).
Je n’avais pas vraiment fais attention au titre de l’article. Sa lecture me donnait l’impression d’une grande synthèse de tout ce qui avait été dit ici. Tout cela sonnait comme un adieu. Et c’est un adieu.
C’est bien triste. Mais un blog qui a presque deux ans d’existence d’une telle qualité c’est rare. Ne nous plaignons pas !
Un petit conseil tout de même : laisse ce blog ouvert, tu seras peut-être heureux de le reprendre dans quelques temps
Au revoir Gai Lulu ! (mais qu’en est-il de Coincoin ?).
Je n’avais pas vraiment fais attention au titre de l’article. Sa lecture me donnait l’impression d’une grande synthèse de tout ce qui avait été dit ici. Tout cela sonnait comme un adieu. Et c’est un adieu.
C’est bien triste. Mais un blog qui a presque deux ans d’existence d’une telle qualité c’est rare. Ne nous plaignons pas.
Au revoir Gai Lulu ! (mais qu’en est-il de Coincoin ?).
Gai lulu, sale traître !
tu t’en vas de la blogosphère, alors que ton blog est l’un des premiers que j’ai lu lorsque j’ai fait mon entrée dans le vaste monde des blogs ! tu veux que je me sente orpheline, c’est ça ?
Tu te retires du monde, à la manière de Pascal, notre maître à tous. Longue vie à toi, et à bientôt en d’autres lieux !
arf, désolé pour les doublons.
–> Wilo : merci pour votre commentaire.
Pauvre Artemus !
Il est certain que NWM et Rollmops ont disparu – de façon simultanée du reste, et chacun le regrette ; mais j suis sûr qu’il existe des millions de Rollmops sur d’autres blogs…
Merci encore
GL
Salut JB,
Merci pour ce mail d’adieu ; a priori, cet abandon est définitif ; si je reprends, ce ne sera pas avant septembre…
Je te remercie infiniment pour la gentillesse de ton com.
A très bientôt en chair et en os
GL
A bientôt chère Camille, je suis heureux d’avoir engendré un blog d’une aussi belle pureté que le tien !
Nous espérons votre retour, pourquoi abandonner et ne pas espacer vos billets ?
Vous nous manquerez.
Bonsoir Gai-Luron et semble-t-il adieu! (à moins que vous ne peiniez à ne pas siuvre la pente naturelle du blogueur las, illustrée par Artemus que je salue, Goux ou moi-même…)
Nos relations n’ont pas toujours été au beau fixe, vous savez pourquoi depuis peu, mais je ne cherchais pas à le cacher, j’avais juste du mal à exprimer des choses aussi subtiles bien que leurs conséquences le fussent moins. Néanmoins je regrette votre arrêt ou plut^t non. Je ne le regrette pas tant il me semble évident que vous gagnerez beaucoup avec la fin de ce blog, tout ce temps perdu que sauve heureusement quelques rencontres précieuses… A méditer de mon côté.
Malgré mes réticences liées aux présupposés de votre ligne éditorial je prenais malgré tout plaisir à venir ici pour croiser le fer, débattre avec ce qu’il faut de mauvaise foi pour pimenter notre murmure vaniteux. Je regrette donc un peu égoistement votre départ de la blogobulle s’il s’avère vraiment définitif. ce regret étant néanmoins minoré par mon peu d’appétence pour le politique que j’ai aussi désacralisé mais de façon moins purement intellectuelle que vous le faites (d’où un relatif désintérêt pour la chose, non tant au nom de la pureté mais plus prosaïquement de la vie qui me paraît plus forte en d’autres lieux….) Bref dommage donc.
Mais après tout nous aurons peut être l’occasion de nous croiser autrement… Quelqu’un qui compte Restif, Artemus ou Camille pour amis (pour ceux que je connais) n peut être ni complètement mauvais ni inintéressant…
A bientôt donc Mesire Gai-Luron,
Tanguy
Doublon corrigé:
Bonsoir Gai-Luron et semble-t-il adieu! (à moins que vous ne peiniez à ne pas suivre la pente naturelle du blogueur las, illustrée par Artemus que je salue, Goux ou moi-même…)
Nos relations n’ont pas toujours été au beau fixe, vous savez pourquoi depuis peu, mais je ne cherchais pas à le cacher, j’avais juste du mal à exprimer des choses aussi subtiles bien que leurs conséquences le fussent nettement moins. Néanmoins je regrette votre arrêt ou plutôt non. Je ne le regrette pas tant il me semble évident que vous gagnerez beaucoup avec la fin de ce blog, tout ce temps perdu que sauvent heureusement quelques rencontres précieuses… (A méditer doublement de mon côté.)
Malgré mes réticences liées aux présupposés de votre ligne éditorial je prenais malgré tout plaisir à venir ici pour croiser le fer, débattre avec ce qu’il faut de mauvaise foi pour pimenter notre murmure vaniteux. Je regrette donc un peu égoïstement votre départ de la blogobulle s’il s’avère vraiment définitif. ce regret étant néanmoins minoré par mon peu d’appétence pour le politique que j’ai aussi désacralisée mais de façon moins purement intellectuelle que vous le faites (d’où un relatif désintérêt pour la chose, non tant au nom de la pureté mais plus prosaïquement au profit de la vie qui me paraît plus riche en d’autres lieux….) Bref dommage donc.
Mais après tout nous aurons peut être l’occasion de nous croiser autrement… Quelqu’un qui compte Restif, Artemus ou Camille pour amis (pour ceux que je connais) ne peut être ni complètement mauvais ni inintéressant…
A bientôt donc Messire Gai-Luron,
Tanguy
–> Stat Crux : merci beaucoup pour votre commentaire.
Hélas, je n’ai vraiment pas le temps, même de façon espacée, de poursuivre ce blog.
GL
Cher Tang,
Merci pour votre commentaire. Venant de vous, un message d’adieu revêt évidemment une valeur et une saveur toutes particulières.
J’admire l’expression de « murmure vaniteux » pour qualifier l’activité des blogs ; elle est très vraie et d’ailleurs c’est très contradictoire pour un vaniteux comme moi méprisant la démocratie d’opinion que de tenir un blog d’opinion que tout le monde pourrait tenir !! Fort heureusement, n’étant pas catho, l’impératif de lutte contre l’orgueil ne me place pas dans une contradiction métaphysique…
Encore merci et peut-être à bientôt, autour d’un pot, pour évoquer nos expériences enseignantes, et les grèves de l’educ’ nat’…
GL
Oh oui que c’est triste, vous êtes une si bonne personne, une fenêtre d’ouverture, un catalyseur d’intelligences (plural on purpose), vous lire était un délice, un pur moment de joie et d’excitation, poursuivi et souvent amplifié par les commentaires : je me sens si triste, stupide mais triste. Deux jours d’enfer et votre titre qui m’amène à lire à toute vitesse pour savoir si je suis décidément trop négative ou si…
Mais vous ferez un si bon professeur (si c’est ce à quoi vous vous destinez, ce que j’espère), un si stimulant professeur ; je vous souhaite le meilleur, c’est bien le minimum.
Un dernier point, on dit que la dernière chose qu’on sait dans la vie, c’est l’effet qu’on produit sur les autres, dans votre cas c’est faux, il n’est que de lire les commentaires qui précèdent, tellement justes et mérités.
Merci cher Gai Luron, merci.
Alors c’est la dernière fois….c’est vraiment très triste, mais je comprends parfaitement votre décision: à quoi bon n’est ce pas?!!!!
Comme vous allez me manquer! J’avais tellement plaisir à vous lire et à apprendre grâce à vous ( vous pouvez être rassuré: oui, vous avez apporté énormément à tous vos lecteurs par votre érudition, votre intelligence, votre façon de poser les bonnes questions, votre style et votre humour ) …non, non je n’en « rajoute » pas, et depuis mon premier message d’encouragement jusqu’à ce vilain 6 février j’ai toujours été éblouie par votre lucidité et votre courage dans vos opinions ( d’où l’évoquation de Revel, reprise par un commentateur il y a peu : ce qui m’a fait très plaisir! )
La doyenne dans le temps et en âge (malheureusement!) vous remercie très sincèrement pour toutes ces belles pages de lectures, de réflexion et d’humour… (merci aussi de m’avoir citée dans la liste de vos fidèles…moi qui ne me manifestais plus mais qui vous lisais tous les soirs! j’ai été très touchée!)
Je vous souhaite le meilleur et je sais qu’il sera au rendez vous!
Claude
–> Dom : je ne sais que dire… Merci infiniment, ça me touche beaucoup, je ne suis pas sûr de mériter toutes ces louanges (Belle Lurette dirait que je n’en mérite aucune…) mais encore une fois je vous remercie pour ce commentaire, pour tout, pour votre présence, votre humour, et votre participation si intelligente aux débats qui suivaient bien des posts.
A bientôt peut-être
GL
Chère Claude,
Merci infiniment d’avoir été présente depuis le début ; vos encouragements dès les premiers billets, la pertinence de vos remarques m’ont beaucoup appris, et énormément stimulé. Ce blog vous doit énormément !
Très cordialement,
GL
Dites Gai lulu, entre nous, c’est un coup de pub, hein ? Vous vouliez qu’on vous lance des fleurs, hein ? Z’êtes servi là, hein ?
Vous revenez, hein ?
Ah ! merde de chiotte, alors ! Plus j’avançais dans ce message (absolument superbe, sans doute votre meilleur depuis que je vous lis), plus je me disais qu’il sonnait comme un glas. et voilà que le faire-part de décès tombe ! Je n’ai pas lu les commentaires précédant le mien (je suis au boulot…), mais je suppose que je ne dois pas être le seul à espérer que vous reviendrez, demain ou plus tard, sur cette décision…
Si ce n’est pas le cas : excellent vent !
Bon, je suis un peu con, aussi : j’aurais pu lire le titre jusqu’au bout…
Et non cher Artemus ; malgré votre statut d’ »exemplar » comme disaient nos amis médiévaux, je ne cherche pas à vous imiter.
Merci M. Goux ; ce départ est définitif, très vraisemblablement. Je vous remercie pour ce très aimable commentaire, et espère avoir l’occasion de vous croiser charnellement peut-être par l’intermédiaire de ce cher Restif
Bien cordialement
GL
Lequel Restif, comme les autres, n’est pas à la fête.
Décidément, le 6 février est une date funeste pour la France…
Mais ne soyons pas funèbres. Vous participez au devenir. «Et les fruits passeront la promesse des fleurs ». Il vous reviendra parfois de ces somptueux agacements que nous espérons bien retrouver dans nos errances numériques.
Et puis, il y a 1 (et un seul) bon côté : personne n’ira vous demander « d’où vous vous taisez ».
L’auteur et le lecteur commencent à s’estomper…
« Incertitudes oh mes délices
Vous et moi, nous nous en allons
Comme s’en vont les écrevisses
A reculons, à reculons » (G.A)
Bonne chance en vos métamorphoses, et merci de m’avoir gratifié d’un nom qui me rend fièrement crâne.
@GL:
Je ne désespère pas de vous voir aussi faible du serment irrémissible que nous autres mortels… Mais j’avoue que votre neutralité si rarement prise en défaut ici m’inquiète un peu sur ce chapitre.
@Restif: J’ai été d’une grande retenue… Enfin relative. Tout dépend de ce que l’on sait d’Artemus et Camille. J’égalise tout dans mon bel élan progressiste voyez-vous…
–> Restif : merci pour votre commentaire très aimable. Le coup du « d’où tu te tais ? » est très drôle, je pense que je vais vous le piquer !
Je vous laisse, je vais me laisser couler dans le fleuve du devenir hégéliano-nietzschéen afin de patauger gaiement.
–> Tang : je tiens tout de meme à vous préciser que j’existe, charnellement même, avec des affects et tout et tout ; j’ai toutes les options, mais je vous accorde que ça ne se voit pas toujours.
Il y a des milliards de Rollmops et bien entendu un seul grand génie sur la blogosphère et il s’en va. Et donc ça pleure, les lettres de sollicitations affluent de San Francisco, Pekin, et de tout l’univers.
Je l’aimais aussi notre gai Luron, j’avais une tendresse particulière pour ce Pierre Richard registre la chèvre, le mec qui manque de bol, le boulet tendre à qui il arrive pleins de trucs inimaginables. Je passe souvent par la gare du Nord, j’ai jamais eu une emmerde. Notre ami Gai Luron, lui, il se faisait sans arrêt bousculer, insulter, houspiller par la racaille qui hante les quais.
En fait, ce type ne puise son inspiration que de la haine, il se fait bousculer, il publie un article sur son blog, il voit un gaucho-bobo-droit de l’hommisme, il a les boules donc il publie. Et c’est vrai que ça devenait redondant. Surtout que le public du blog se résumait à quelques benis-ouis-ouis applaudissant à tout, même les démonstrations mathématiques les plus farfellues et fausses. Bref, si vous voulez qu’il continue à publier ses aneries, rentrer lui dans la gueule, il n’aime que ça.
Allez, bon vent les zamis.
On se demande qui fait preuve de haine en effet…
Bon ça m’aurait ennuyé que vous, deuxième contributeur en termes d’insultes et de haine sur ce blog – après NWM – ne soyez passé dire un petit au-revoir.
Ca m’aurait ennuyé que vous ne veniez pas faire preuve une dernière fois de bêtise réjouissante en racontant votre petite vie, votre petite expérience où du fait que vous n’ayez jamais eu de problèmes à la gare du Nord vous en déduisiez que personne n’en a eu ; où de multiples âneries émaillent cet ultime bouse sous forme de festival.
Je n’ai jamais eu d’ennuis à la gare du nord, il m’est arrivé une fois de me prendre un gamin aux abords de la gare de l’est, ce qui, sous la plume imbécile de M. Rollmops devient « gai luron se faisait sans arrêt bousculer, insulter, houspiller par la racaille qui hante les quais. »
Ce qui n’arrive pas à Rollmops ne peut pas arriver aux autres, ce que le moi hypertrophié de Rollmops ne connaît pas est nécessairement faux ; Rollmops est la bouse dont le centre est partout et la circonférence nulle part ; ce qui n’est pas rollmopsocentré est inexistant.
Vous m’accusez de fautes multiples de raisonnements mathématiques, alors qu’il s’agit d’UN cas où la méthode employée était trop compliquée par rapport à d’autres plus simples, ce qui est au fond la seule erreur que j’ai commise qui vous permette de me prendre en faute (et évidemment, votre mesquinerie ne s’en prive pas), mais vous-même ne cessez de pratiquer des inductions où le « moi-je » constitue la sphère à partir de laquelle se définit la réalité ; vous êtes dans l’erreur permanente, vous êtes incapable d’admettre la réalité hors de votre petit moi étriqué que vous érigez en définition même de la totalité du réel.
Adieu
Très beau commentaire d’adieu de Rollmops!
Je signe des deux mains… Peu de choses à ajouter à ce très beau portrait qui résume bien les principaux traits de caractère de l’ami gai furoncle. Je plains son fan club de moules qui va se retrouver orphelin du grand maître à penser.
De toutes manières, il est probable que ce blog renaisse de ses cendres pour les prochaines élections présidentielles afin de dénoncer l’hydre gauchiste et de vanter le courage du prochain connard de droite qui aura le mérite de rappeler que les noirs sont noirs et les arabes méchants.
Cela soulage ma douleur même si quatre ans c’est long.
Sinon, en guise de message un peu plus personnel, GL, j’aimerais que ta retraite studieuse soit l’occasion pour toi de relire Marx, auteur que tu connaissais franchement mal comme j’ai pu le constater à divers reprises. Peut-être qu’au terme de cette lecture, tu finiras bon communiste, désireux d’abolir la propriété privée des moyens de production. Mais je divague.
–> Gai Luron: je n’en doute pas.. Je vous ai surpris une fois ou deux à laisser parler votre humaine malice dans quelques billets. ce fut toujours assez réjouissant… Au fond mon plaisir ici aurait pu être de rechercher les affleurements de votre personnalité, l’idée m’en vient trop tard hélas…
Tant pis!