Chirac et les indigènes : le roi est allé au cinéma. Le roi fut ému. Le roi sortit du cinéma. Le roi parla.
Le vieux monarque est « ému » ; il sort de la séance de ciné, et a vu le film-dont-tout-le-monde-parle, Indigènes. Chirac découvre que des soldats ont combattu pour la France, et qu’il faudrait peut-être envisager d’honorer une promesse de campagne de… 1995. Bon, allez, « on va pas débattre du sexe des anges »… Pour une fois qu’il tient une promesse.
Mais c’est très curieux ce phénomène de verser une pension à ceux qui ont combattu pour la France ; si la France ne versait jusqu’à aujourd’hui qu’une pension étalonnée sur les niveau de vie des pays des anciens combattants, c’est parce qu’elle avait pris acte de l’indépendance des pays qui avaient lutté pour obtenir celle-ci. Or, en décidant de ramener les pensions de ces anciens combattants au niveau des pensions françaises, n’y a-t-il pas là un paradoxe énorme, consistant à reconnaître le caractère pleinement français de ces soldats qui ont tant lutté par la suite pour ne plus être français ?
Il y a des choses que je ne comprendrai jamais…





Je reste perplexe devant l’idée que la cristallisation des pensions d’ancien combattant soit la marque du respect de l’indépendance souvent difficilement acquise des anciennes colonies, et non plutôt un moyen simple et efficace de faire des économies. Le refus actuel quasi systématique de délivrer la carte de combattant volontaire de la Résistance à des gens dont les dossiers sont parfaitement étayés découle de cette même logique.
Tu parles du vieux monarque mais Chirac ne fait pas là de royale concession, il se contente de répondre à des sollicitations qui viennent des anciens combattants eux-mêmes. Qu’il semble avoir besoin de la sortie d’un film sur le sujet pour rouvrir le dossier n’est vraiment pas glorieux pour quelqu’un qui revendique régulièrement son attachement aux combattants contre le nazisme et qui envoie même Bernie inaugurer des mémorials de la résistance.
Oui, je suis d’accord avec toi.
Je ne suis moi-même pas convaincu par ce que je raconte dans cet article…
J’ai un peu honte…
Gai Luron serait-il fatigué pour rendre si vite les armes?
Ben Gai Luron partage les critiques de Nathalie sur l’article cité. Alors Gai Luron bat en retraite, crevant de honte dans son terrier de Gai Luron.
En tous cas les nouveaux pensionnés font eux une bonne affaire. Car au regard du coût de la vie dans les pays qu’ils habitent, ils seront bien mieux traités que nos vieux pensionnés français.
Qui bénéficient eux d’une retraite française en plus de leur pension.
Savez-vous, Nathalie, que c’est à la demande des dirigeants des ex-États coloniaux que les retraites de nos ex-« indigènes » ont été gelées par le passé et depuis 1959? Car leurs revenus auraient alors été bien supérieurs à ceux des fonctionnaires locaux ! De quoi faire regretter, le « bon temps des colonies », non?
Il est bien dommage que le réalisateur d’Indigènes Rachid Bouchareb ne l’ait pas révélé dans son film. Ni, non plu, Jamel Debbouze, si prompt à hanter les plateaux des télévisions pour clamer son amour de la France, oui, à condition qu’elle soit repentante, encore et toujours !
Oui, c’était le contenu implicite de l’article initial.
comment faire pour toucher la pension retraite de descendants indigénes?.( sites,differents papiers,lieu d’inscription). merci pour les renseigements.
Mangouste said:
Quelle honte ! non mais vraiment. Quelle honte ce que vous nous ecrivez la !
Ce film parle de l’injustice qu’on vecu et que vivent toujours des hommes qui se sont battut pour la France. Qu’est ce que ca change que se soit « à la demande des dirigeants des ex-États coloniaux que les retraites de nos ex-« indigènes » ont été gelées par le passé ». Miserable snob.
Lol « misérable snob » ; c’est une vanne à retenir ça.